L’âge n’est qu’un chiffre : Découvrez le quilleur d’OS Colombie Britannique âgé de 74 ans qui participera aux Jeux nationaux

Maurice poses for a photo with his bowling team in front of the lanes
Maurice, deuxième à gauche, et son équipe de Port Alberni.

Maurice Bernier, d’Olympiques spéciaux Colombie-Britannique, est la preuve vivante que l’âge n’est qu’un chiffre.

Âgé de 74 ans, le quilleur (5 quilles) de Port Alberni est l’athlète le plus vieux mature qui participera aux Jeux d’hiver d’Olympiques spéciaux Canada 2020 à Thunder Bay.

« Je suis très fier de pouvoir encore jouer à mon âge », a affirmé Maurice durant sa séance d’entraînement de mercredi soir à la salle de quilles de Port Alberni.

Bien que Maurice soit athlète d’Olympiques spéciaux depuis maintenant 25 ans, son entraîneuse de quilles d’Équipe Colombie-Britannique d’Olympiques spéciaux, Debbie McCooey, est restée surprise en découvrant son âge.

« Il ne fait vraiment pas ses 74 ans! », dit Debbie. « Il est encore très actif et ne semble pas vouloir ralentir. »

En plus de jouer aux quilles plusieurs fois par semaine, Maurice participe au programme de conditionnement physique Club Fit d’Olympiques spéciaux Colombie-Britannique, fait du vélo et s’entraîne à la maison avec une bande d’exercice.

Il attribue à son mode de vie actif et à « tous les autres jeunes » d’Olympiques spéciaux le mérite de le garder jeune de cœur.

Avec l’âge vient aussi une grande sagesse, et Maurice fait naturellement figure de père pour ses coéquipiers.

Maurice, with his back to the camera, high fives a teammate
Maurice, à gauche, qui félicite une coéquipière.

« Les athlètes plus âgés et plus expérimentés ont tendance à prendre les plus jeunes sous leur aile et à leur donner un coup de main, à les accueillir et à les aider à s’intégrer au reste du groupe – Maurice ne fait pas exception », souligne Debbie. « Il a une personnalité extraordinaire. Il est très social, et encourage toujours les autres athlètes de l’équipe. »

Il est aussi un excellent quilleur, et Debbie enregistre souvent des vidéos de lui durant les entraînements pour enseigner les bonnes techniques aux athlètes.

« Il a un excellent lancer, une boule qui glisse parfaitement... il étend son bras comme il est censé le faire, et sa technique est vraiment bonne », explique-t-elle.

Maurice est fier d’être un modèle de rôle.

« Si [d’autres athlètes] ont besoin d’aide, je peux les aider n’importe quand », dit-il. 

Alors qu’il s’apprête à disputer ses troisièmes Jeux nationaux à Thunder Bay, Maurice offre également des conseils à ses coéquipiers qui participeront pour la première fois à une compétition de ce niveau.

« Quand un athlète me dit qu’il est nerveux, je lui réponds : “Imagine que tu es à Port Alberni, et joue aux quilles comme tu le fais là-bas... tu t’en sortiras très bien” », confie-t-il. « J’avais peur et j’étais inquiet quand j’ai commencé, mais j’ai surmonté tout ça et j’ai joué beaucoup mieux que je ne le pensais, alors pourquoi s’inquiéter? Il suffit d’en profiter et d’avoir du plaisir. »

En ce qui concerne son propre entraînement, Maurice met en pratique ce qu’il prône : son objectif à Thunder Bay est simplement de faire de son mieux – et, bien sûr, de suivre le rythme des jeunes athlètes « et de les battre aux quilles, si je le peux », dit-il en riant.

Pour soutenir des athlètes canadiens ayant une déficience intellectuelle comme Maurice, faites un don à Olympiques spéciaux Canada.