Découvrez la cheffe de mission et la cheffe de mission adjointe d'Équipe Canada Olympiques spéciaux 2027

août 28, 2026
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    Rédigé par : Callum Denault, athlète et membre du personnel d’Olympiques spéciaux Canada

    À l’approche rapide des Jeux mondiaux d’Olympiques spéciaux de Santiago 2027, la cheffe de mission Kelly Edwards se prépare à guider les athlètes, les entraîneurs bénévoles et le personnel de mission du Canada alors qu’ils représenteront le pays sur la scène mondiale. Colleen Bowdon-Luda, cheffe de mission adjointe, travaillera aux côtés de Kelly afin d’assurer les communications entre la cheffe de mission et les nombreux membres de l’équipe provenant de partout au Canada, d’un océan à l’autre jusqu’au troisième océan.

    Kelly et Colleen se connaissent depuis de nombreuses années grâce à leur engagement au sein d’Olympiques spéciaux. Cette solide relation contribuera à leur leadership et à leur dévouement alors qu’elles soutiendront Équipe Canada Olympiques spéciaux dans son parcours vers Santiago 2027.

    C’est une question d’instinct quand on sait qu’on va essentiellement vivre ensemble pendant les trois prochains mois. J’ai entièrement confiance en Colleen et je sais qu’elle prendra toujours les meilleures décisions pour le bien de l’équipe.

    Kelly Edwards

    Je connais Kelly depuis vraiment très longtemps et je suis ravie de travailler avec elle! Je pense que nous formerons une excellente équipe, et c’est un rôle qui nous convient très bien à toutes les deux.

    Colleen Bowdon-Luda

    Bien qu’aucune des deux ne vive elles-mêmes avec une déficience intellectuelle, Kelly et Colleen ont consacré des décennies de leur vie au mouvement des Olympiques spéciaux en raison de l’impact qu’il a eu sur des réalités qu’elles ont côtoyées dans leur vie personnelle.

    Colleen se souvient avoir grandi dans une petite communauté aux côtés d’une amie proche dont la fille était née avec la trisomie 21. À l’époque, leur région n’offrait aucune possibilité de pratiquer un sport inclusif, une situation qu’elle qualifiait d’« extrêmement injuste ».

    Après avoir commencé comme bénévole chez Olympiques spéciaux Manitoba en 2001, Colleen a rejoint le bureau provincial en 2005. Plus de 20 ans plus tard, elle occupe toujours le poste de directrice des sports. Une grande partie de son travail a consisté à développer les programmes d’Olympiques spéciaux Manitoba dans différentes collectivités de la province. Aujourd’hui, elle consacre davantage son temps à accompagner les nouveaux entraîneurs qui amorcent à leur tour un parcours de bénévolat qui durera toute une vie.

    Pour sa part, Kelly a découvert les Olympiques spéciaux grâce à ses parents, qui ont fait du bénévolat lors des Jeux d’été d’Olympiques spéciaux Canada de 1986 à Calgary. Ils ont impliqué leurs deux filles dans cet événement unique et, même après la fin des Jeux, l’environnement inclusif des Olympiques spéciaux a laissé une impression durable chez Kelly.

    Quand j’avais 16 ans, j’ai eu un cancer et j’ai perdu la moitié de ma mâchoire. C’était une période vraiment difficile parce qu’à l’époque, nous n’avions pas la sensibilisation ni le soutien dont nous disposons aujourd’hui, et on parlait très peu ouvertement du cancer. Je me sentais très différente et, lorsque j’ai découvert les Olympiques spéciaux, j’ai compris qu’il était tout à fait correct d’être un peu différente. Les Olympiques spéciaux font fondamentalement partie de qui je suis, et c’est quelque chose que je ne veux jamais laisser derrière moi.

    Kelly Edwards

    Dans son travail de tous les jours, Kelly œuvre pour une entreprise qui construit des maisons modulaires tout en soutenant l’industrie canadienne de la défense et le secteur de l’énergie. Son rôle consiste notamment à gérer les différents systèmes de suivi du temps et les ressources en ligne que les employés utilisent pour enregistrer leurs heures de travail. Kelly explique qu’elle aime entendre les histoires de ses collègues partout au pays et comprendre les défis qu’ils rencontrent avec ces systèmes afin de trouver des solutions adaptées à leurs besoins. C’est une approche qu’elle applique également à son rôle de cheffe de mission d’Équipe Canada Olympiques spéciaux.

    « Je veux savoir quand quelqu’un n’est pas d’accord avec moi », explique Kelly au sujet de la rétroaction constructive.

    Au fil de ma carrière, j’ai appris qu’il faut être ouvert aux opinions des autres et prêt à les écouter. [...] Les gens ont besoin de savoir qu’ils sont entendus et qu’on tient compte de leur point de vue. Il est possible que nous ne répondions pas aux besoins de tout le monde, et j’ai besoin qu’on me le dise si quelque chose m’a échappé.

    Kelly Edwards

    Kelly et Colleen ont toutes deux participé aux Jeux d’été d’Olympiques spéciaux Canada à Medicine Hat, en Alberta, à titre de cheffes de mission de leur province respective. Kelly était la cheffe de mission de l’équipe de l’Alberta, tandis que Colleen occupait ce rôle pour Équipe Manitoba.

    Mon objectif est de profiter pleinement des Jeux, d’encourager les autres athlètes et de faire en sorte qu’il y ait le moins de défis possible. Mais lorsque des obstacles se présenteront, nous veillerons à les résoudre aussi rapidement que possible afin que l’expérience soit agréable pour toute l’équipe.

    Colleen Bowdon-Luda

    Dans le cadre des Jeux d’été d’Olympiques spéciaux Canada à Medicine Hat, Colleen et Kelly ont participé chaque matin aux réunions des chefs de mission. Ces rencontres permettent aux chefs de mission et au personnel des chapitres d’Olympiques spéciaux de faire le point avec le comité organisateur hôte sur le déroulement des compétitions, de recevoir des mises à jour régulières et de prendre part à des séances de rétroaction.

    L’expérience acquise par Kelly et Colleen à titre de cheffes de mission de leurs équipes provinciales, combinée à leurs nombreuses expériences comme membres du personnel de mission d’Équipe Canada lors de précédents Jeux mondiaux d’Olympiques spéciaux, contribuera à offrir aux athlètes canadiens les meilleures conditions possibles pour réussir à Santiago l’an prochain.

    Selon Kelly, Équipe Canada ne se limite pas aux athlètes et aux entraîneurs qui se rendront au Chili. Elle inclut également les familles et les entraîneurs d’entraînement qui resteront au Canada.

    « Ils sont tout aussi importants, a-t-elle affirmé. Nous les inclurons dans les horaires de réunions et nous ferons preuve de transparence avec tout le monde. »